Avez-vous déjà regardé l’obscurité ? Celle où pas un photon ne vient heurter la rétine ? Elle est lumineuse ; on y rencontre des étoiles filantes inexistantes, des visages impossibles et des lueurs inespérées.
Il existe un lieu hors du temps que la lumière du jour et le vacarme du monde n’ont jamais souillé ; dans ce lieu l’immobile est palpable et l’absence se fait présence.
On ne sort pas debout de cet endroit, on s’en extirpe en se tortillant, la tête la première. On parvient à se relever et il faut encore marcher de longues minutes vers la sortie d’un tunnel noir : au bout, le soleil se reflète sur les herbes folles et se déverse, transformé, dans les pupilles neuves ; un clignement de paupières et l’éblouissement laisse place à la découverte d’une vie restée, l’espace d’une nuit, en arrière : tout devient splendide, parce que vu par des yeux lavés de l’habitude.
Sortir des catacombes c’est renaître au monde.Joli texte lu sur Blog un peu sur les bords
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